Parce que merde.

Parce que merde.
Plus envie de rien.
Envie de croire, rien qu'au despoir.
De toute façon, dans la vie j'pense pas qu'on en a
vraiment le choix.
Parce que jamais, o
ui jamais...
Je le sais.
Envie de passer inaperçue. Juste inaperçu
e. Dans ce monde.
Qu'y a-t-il de mal de s'en tapper, de trébucher, le matin su
r les 2 marches dans l'entrée du lycée?
D'arriver en cours avec les cheveux en pétard. Et sans maquillage ?
D
e ne pas. embrasser dans les couloirs, de ne pas gueuler à tort et à travers- n'importe quoi, juste pour gueuler et avoir l'air, de s'amuser, et d'amuser [mais de ne faire que chier le monde en fait] et vouloir constamment se faire remarquer, de n'être -que- soi-même.
Tellement qu'à force, en PARAITRE insociable...
Parce qu'
en fait, ce sentiment est horrible. Car il choisit ceux qui peuvent, l'avoir.
Des autres, il s'en tappe.
Parce que, merde. Je
m'en fous. Que chacun le dit au monde quand il est heureux, ou malheureux.
Car finalement, je pense que no
us, nous ne pouvons pas le refaire, ce monde.
Et que, non,
ce n'est pas de notre faute, à nous, s'il y en a qui y souffrent, vraiment, plus que nous.
Parce je n'ai pas-plus- envi d'aller contre, ce que je
ressens.
Si je me sens ainsi, c'est
que je vais ainsi. Merde. Marre de toujours vouloir me comparer, à tout et à tous. A elle, qui avait 9 ans-seuleument- et qui allait, dans quelques mois, perdre la vue. Pour toujours. Elle, déjà non-voyante, que je devais aider pour marcher.
Elle, qui m
'a dit tout cela si naturellement, si sincèrement. Que lontemps, je me suis remise en question.
Elle, qui était pourtant si gentille.
Et qui acce
ptait.
D'accord. Je l'avoue, je n'y arrive pas-plus-. A dire que je suis. malheureuse. Parce que, simpleme
nt parce que, encore, je ne l'aurais pas. lui.
Mais celui d'après aussi, je ne l'aurais pas. Parce que j'en
suis persuadée. Oui, il arrive, que l'on perd tout espoir. Cet espoir, qu'on a pourtant eu du mal à acquérir...
Cet espoir, qui pour certains fait vivre.
Mais merde. Moi, il me fait mou
rir!!!
Je serais bien mieux
, là, si j'avais pas espéré. merde.
Moi, moi, moi, non, plus moi. Je m'en fous. Maintenant, envie de m'oub
lier, un peu.
D'oublier ce que je pense. D'oublie
r ce que je ressens.
Hum, solution de facilité, chaque foi
s, tout vouloir oublier.
Merde. On n'oublie rien. Rien. Tout est toujours là. Et le res
tera. Et, merde, c'est bien comme ça.
Marre, de toujours vouloir changer
le monde, changer les gens [pour des bouquets de fleur mdr], changer, moi, non. Changer ce que je ressens, encore-des fois.
Et puis, vous savez quoi? Rien à fo
utre que personne ne lise tout cela. Parce que je vous comprends. Bon, moi j'avoue que j'en lis, des pensées. Mais si personne ne jette un coup d'oeil là-dessus, peu importe.
'Peu importe'... Hum, c'est
ce que j'ai dit.
Mais, pourtant, je
ne le pensait pas. Oh que non. Mais , des fois, juste pas envi de dire-tout- ce que l'on pense.
Et pis, merde
, c'est peut-être mieux ainsi. Oui, sûrement.
POurquoi, alors? POurquoi ce des
espoir, si brusque et incontrolable...
Merde. Y croire, ne pas y cr
oire. Je m'en fous. Peu m'importe. De tout. Puisque je n'ai rien [ putain de merde, comment puis-je dire cela?!]- de ce que je veux.
Bon alé, du
moins une partie, de ce que je veux.
Cette partie. qui comm
ence vraiment à me faire chier d'ailleurs.
M
ais merde, ce n'est pas moi qui la veux, c'est mon bonheur. Celui-là, veut tout ce qu'il y a de mieux pour être heureux.
Il ne me
demande pas mon avis.
Il essaye d'avoir ce
qu'il veut. Mais il ne pense pas, à ce qu'il aura, s'il n'arrive pas à obtenir ce dont il a tant envi.
Et il ne pe
nse pas, que c'est moi, qui souffrirais, de cette deception. Pas lui. Ce simple inexistant.
Et il ne pense pas, que moi, peut
-être que je n'en veux pas, de ce dont il veut.
Que je n'en ai pas
besoin. Que je ne veux pas en avoir besoin, du moins...
M
erde, certains diront peut-être que ce que je dis est con, totalement con. Et que ça n'a aucun sens.
Mais je m'en f
ous.
Le pire [ oui ], c'
est que non. je ne suis pas la seule.
A resse
ntir cela. Ce sentiment de constante deception, de cercle vissieux et de ne plus y arriver, à y croire.
P
arce que vient cette persuasion. Celle qui ne lésine pas sur le fait de nous mettre en tête que non. cela n'arrivera pas.
'La preuve, r
egarde. Encore une fois, encore une. Où tu as perdu. '
Le 'bonheur'
a frappé. Il a voulu son propre bonheur. Mais il n'a pas, réussi.
Et
encore, tu ressens, cette souffrance, que tu ne voudrais PAS ressentir. Pour eux.
Encore une fois, tu l
e sens, sur ton visage, ce sourire de dépression- ça c'est con quand ça te prends- tu le sens, ça te gratte partout tout l'temps.
Mais tu
n'y peux rien.
Tu n'auras rien.
C'
est comme ça. Non pas. Que je suis défaitiste, loin de là, sinon, je n'aurais pas, espéré.
Juste que je suis réaliste. Que j'ai envie de l'être.
C'es
t un fait, je n'y peux rien. Même l'optimisme du plus grand optimiste n'y ferait rien.
C
e ne serait que mensonge.
Je
ne veux pas me mentir. Cela ne ferait que rendre toutes les deceptions de la vie plus intenses, si chaque fois, je gardais un-faux- optimisme.
Mer
de.
Marre.
De me prendre la
tête. De réfléchir. De me poser des questions. Qui n'ont pas. de réponses.
De vous en parler. De vous l'imposer [ pour ceux qui aiment lire ].
Mais, vous, aussi. Parlez, dîtes, racontez. Et au monde entier, [ j'annule la partie de mon article où je disais que c'était con, de dire ce que l'on ressentait ] ce que vous avez, sur le coeur.
Même
si ce monde s'en fout. Tout le monde s'en fout. De tout. Rassurez-vous. Du moins il aimerait. J'aimerais, pouvoir. Mais non, on ne peut, en fait.
Même si l
e monde se moque.
On s
'en fout. Je m'en fous, moi. Et pour de vrai, de cela.
Parce que merde. Envi d'embrasser. Sur la bouche. Et avec la langue.
Parce qu
e merde. Envi de l'embrasser. Sur la bouche. Et avec la langue.
Et je m'en
fous. De ce que le monde peut penser. De ce que les objets, même pourraient se dire, entre-eux, à voix basse, et quand j'ai le dos tourné.
Hum
, finalement, la première phrase de cet article n'est plus valable.
Comme quoi on peut se tromp
er dans la vie...
En
fait, j'ai juste envie de beaucoup de choses.
A co
mmencer par lui.
Mais merde. J'ai
merais, je vous l'assure, ne pas en avoir besoin, -soyons concrets- de l'amour.
Mais merde
. J'ai l'impression, en fait, que cela, ce sentiment, fait parti de la vie, fait parti de l'homme, fait parti de nous.


Si vous êtes ici, Merci, d'avoir lu. Je vous embrasse [sur la joue, et sans la langue].

# Posté le samedi 24 mars 2007 15:53

Modifié le mercredi 18 avril 2007 13:23

Guy

Guy
Envie d'écrire...



PARTIE 1


Le vieux Guy , n'était pas comme la plupart de ses confrères chanteurs, dénué de toutes pensées. Guy prenait le temps de réfléchir, chaque soir dans son lit, pendant de longues heures, malgrè son emploi du temps chargé au cabaret de sa petite ville d'Aubagne. Son métier lui permettait d'être entouré de jolies femmes. Ce genre de femmes qui ne lésinent pas sur le fait d'offrir leur amour à tout homme dit populaire. Les autres chanteurs, eux, aimaient cela. Mais Guy, lui, n'éatit pas de ces hommes, qui n'hésitent pas à profiter de la générosité des femmes... Pourtant, beaucoup s'offraient volontiers à lui, chaque jour depuis qu'il exerçait ce métier de chanteur. Car Guy était beau. Oui, beau.
Il avait un visage si doux et serain, et des traits si fins, qu'il en attirait pl
us d'une... Mais chaque fois, il refusait cet amour, avec courtoisie. Pour lui, une femme était bien trop fragile, pour qu'un homme puisse souiller sa peau lisse de ses caresses si dures. Bien trop légère pour qu'un homme l'aime à la manière d'un homme. Et, à 40ans, Guy était encore aussi pur qu'une rose du matin...
Mais en rien cela ne méttait
de barrière à son bonheur. Car les gens étaient tolérants à Aubagne. Et tous acceptaient son choix avec respect. Et, malgrè ce refus-volontaire-d'amour, Guy était heureux.
Do
ué d'un tempérament très doux lui aussi, et ouvert d'esprit, il respirait la santé et la joie de vivre était omniprésente en sa compagnie. Il savait faire rire. Et riait de bon coeur chaque fois qu'il en avait l'occasion.
Guy était généreux et il avait donc be
aucoup d'amis sur Aubagne, sa ville d'enfance. Chacun d'entre-eux l'aimaient, aimaient sa gentillesse, et admiraient son -admirable- intelligence. Et, pour lui, ceux-ci avaient réussi à remplacer cette famille, qu'il n'avait jamais eu. Mais il n'en avait jamais souffert. Ses parents étant morts d'un accident de voiture lorsqu'il avait un an. Il ne les avait donc pas connu.
Elevé par une bonne grande tante, morte
elle aussi il y a plusieurs années, Guy était donc orphelin. Et il l'acceptait. Car il avait ses amis. Il était heureux, certes. Mais pourtant, il lui manquait quelque chose...
Ce quelque cho
se qu'on ne saurait définir, mais qui pousse tout de même à réagir. Et, l'ayant longtemps chassée, Guy décida, un jour, de chercher cette chose. De ne plus se la cacher. De réagir, et de répondre enfin à cette indescriptible envie. Alors, un matin, sans prévenir personne, sans prévenir aucun de ses si chers amis, Guy prit sa valise grise, usée par des années d'inutilisation...
Il ouvrit son placard, prit quelques chemises et panta
lons, un carnet de chèques enfoui entre des pull over qu'il avait toujours eu, les clefs de sa 605, et s'en alla. Sans, pour une fois, penser à quoi que ce soit d'autre que ce qu'il ressentait. En ne pensant qu'à lui, pour la première fois de sa vie... Personne ne l'avait vu partir, personne ne l'avait vu tout quitter... Personne, sauf elle. Elle au regard si clair, à la peau si pâle et à l'air si confiant. Elle, l'une des filles du cabaret, pourtant. Et Guy l'avait remarquée, cette belle jeune femme. Car elle n'était pas comme toutes les autres. Certes, elle exerçait sa fonction, mais pas une seule fois, pas une, en cinq années de travail, elle ne s'était proposée à lui. C'était comme si... comme si elle y était obligée. Obligée de se vendre, de perdre tout honneur et fierté... obligée d'être une fille de cabaret.
Guy ne voulait pas succo
mber à ses regards, si tendres, à sa voix, si douce... Mais, pendant une certaine période, chaque soir dans son lit, elle fesait partie de ses pensées. Merde, il n'avait pas fait voeux de chasteté tout de même! Chaque soir, il la voyait. Il voyait son corps, si beau... et puis il imaginait ce corps, mêlé au sien. Bizarrement, ceci ne lui procura pas ce qu'il attendait... Mais non, qu'en savait-il, lui en fait, sur ce que cela procurait? Il décida donc de se renseigner sur cette belle-fille-de-cabaret, si mystérieuse. Et il avait raison, elle "tait bien différente. Maguie, qu'elle s'apellait... et c'était une écrivaine. Une écrivaine ruinée à sec, ruinée de tout. Elle n'avait plus rien.
Elle était de ces personnes
, qui ne savent plus quoi faire, et qui font des erreurs par la suite. Sa conviction ne fût que plus forte: c'était sans doute une Maguie qu'il lui manquait... Mais, finalement, en la regardant le regarder, pendant qu'il chantait ses belles chansons d'amour, Guy fût alors persuadé de se tromper...
Comment aurait-ce pu être aussi
simple?!
Puis, il ne voulait plus se cacher, a
ussi, ce dégoût qu'il éprouvait avec ces fantasmes qu'il s'imposaient... Donc, avec le temps, les chansons et les amis, Guy l'oublia. Certes, il la voyait; mais sans vraiment la voir. Il la considéra alors comme une fausse piste. Et l'ignora pendant plusieurs années. Jusqu'à ce matin.
Elle était là, sur la chauss
ée, et devait sûrement se promener. Le paysage des champs était si beau. Et Guy aussi aimait venir y marcher quelques fois, pour se vider l'esprit. Il passait donc, en voiture sur la route entourée de ces champs. Maguie était belle, à la lueur du soleil. Elle s'était arrêtée, elle avait compris. Et l'esprit de Guy essaya de ne pas chavirer lorsque son regard croisa le sien. Ce regard, si clair, était très intense cette fois. Comme si elle ne voulait pas qu'il l'oublie. Comme si elle ne voulait pas le perdre.... même si elle ne l'avait jamais eu.
Mais Guy avait compri
s, lui aussi. Guy savait maintenant.
En fait, tous ses
amis avait toujours su. Mais ils l'aimaient et ne lui avaient rien dit. C'était pour cela aussi, qu'il était parti sans un aurevoir; Il leur en voulait, de ne pas l'avoir 'prévenu'. Car Guy avait été élevé dans un esprit de pur chrétienté, et sa grande tante ne lui avait, par conséquence, aucunement appris toutes les choses de la vie.
Celui-ci n'écoutait pas non plus la radio, ne l
isait pas les journeaux. Il ne pouvait donc pas savoir. Pour tout cela, il ne regrettait pas son départ. Et, quand il prit son billet pour Gent, c'était avec une assurance frappante, qui le rendait plus beau encore.

[ G
uy croyait pouvoir trouver ce qu'il lui manquait dans cette nouvelle ville. Guy pensait enfin découvrir ce petit quelque chose, qu'il lui fallait tant, pourtant. Il était persuadé que cette chose allait lui procurer une nouvelle vie. Qu'elle allait contribuer, encore plus, à son bonheur. Mais Guy avait oublié, sûrement avec l'habitude, qu'il était -déjà- heureux... Guy ne savait pas ce qui l'attendais, ce qu'il allait devoir endurer... Guy était niais, et ne savais pas ce qui l'attendait. ]

FIN de la première partie. Merci de votre lecture.

# Posté le dimanche 25 mars 2007 14:06

Modifié le jeudi 24 mai 2007 08:54

PARTIE 2

PARTIE 2
Et puis Guy arriva à Gent.
C'était une ville sobre, très urbanisée, et avec très peu de nature. Guy ne voyait aucun champ à Gent.
L'architecture y était variée, certes, mais Guy allait sans doute devoir habituer ses yeux, à tant de grisaille. Ayant compris que cette chose qui lui manquait tant était un sentiment, il se mit vite à sa recherche. Il allait et venait dans des rues identiques, à la quête de l'amour. Guy était outré devant le peu d'amabilité que lui témoignait tous ces inconnus. D'autant plus qu'il vivait maintenant dans un quartier défavorisé, ayant pris le premier logement qui lui avait été proposé. " La cité des champs" n'était pas ce qu'il espérait. Et Guy devint vite aussi renfermé qu'il eut été joyeux, s'il était resté à Aubagne. Il avait perdu toute gaité, et ne souriait plus. La solitude l'avait rendu insociable, et ce nouveau regard vide lui faisait perdre de son charme. Mais Guy ne pouvait abandonner si vite. S'il était venu jusqu'ici, c'était pour son bonheur. Et cela en dépit de sa passion, en dépit de ses amis, en tirant un trait sur tout ce qu'il possédait.... Il se devait donc de le trouver. Cela faisait tout de même maintenant deux ans! Et il commençait à tout remettre en question, à se remettre en question...
Un soir, lorsqu'il revenait du supermarché du coin, d'un pas las et desespéré, une 'allumeuse' de la cité vint à lui, voulant certainement l'entraîner dans quelque meeting. Car Guy était toujours, beau. Il était mal rasé ces temps-ci, la flême de l'être humain, due au desespoir, l'avait atteint lui aussi. Mais ses cheveux et son regard étaient restés magnifiques. Il sourit donc à la jeune fille- si jeune...-, et lui dit poliement que cela ne l'interressait pas.
Mais celle-ci, étant fille de cité, aimait à se faire respecter. Elle insista. Elle voulait l'homme. Elle devait l'avoir.
Guy lâcha ses quelques courses qui s'écrasèrent sur un sol bétonneux avec un bruit sourd, et la repoussa calmement de ses bras fins. Elle dû se sentir offensée, car elle l'insulta de toutes sortes de noms horribles. Ceux-ci auraient, il fut un temps, fait réagir l'homme, si pacifiste. Mais il avait finalement pris l'habitude de tant d'hostilité. Qui y aurait cru?
La fille, vêtue d'une mini jupe en daim et d'une veste de survêtement couru- tout en accablant le pauvre Guy de ses cris vulgaires- vers un groupe de caïds qui roulaient des joins dans un coin noir, derrière un immeuble gris.
Guy ramassa ses affaires, et, avec une démarche et un air encore plus las, rentra chez lui.
Mais en fait, il se demandait si un jour, il se sentirait vraiment chez lui dans cet appartement si peu attrayant, dans cette cité où les gens étaient si désagréables et insociables, et même, dans cette ville, qui n'était pas la sienne...
Il prit soin de fermer la porte de son HLM à clefs, posa ses quelques boîtes de conserve sur la table de la petite cuisine, et s'allongea dans son lit. Puis Guy se rappela. Il se souvint de son bonheur, qu'il a bêtement repoussé d'un revers de main. Et Guy pleura. Il versa des larmes qu'il s'était si longtemps forcé à retenir.
Il pleura pendant des heures entières. Si quelconque individu l'eut vu en cet instant, il aurait dit Guy despéré depuis toujours. Mais ce n'était guère le cas...
Guy avait suivi son instinct finalement. Pourquoi se faisait-il tant de mal? Il n'aurait qu'à prendre le premier vol pour Aubagne dès demain, il y retrouverais sa joie de vivre et tout sera de nouveau en ordre. Guy pensa longtemps. Ces pensées qui font mal, car l'ont ne sait jamais où elles vont aboutir. Ces pensées si sinueuses et qu'un être aussi faible que l'humain de saurait garder en lui. Qui ne saurait y trouver l'issue... Bref, Guy devait rentrer chez-lui. Il le savait bien. Jusqu'à ce que le téléphone se mit à sonner. Pour la première fois, en deux longues années de solitude.
Il prit le combiné noir d'une main peu assurée, et le colla si fort à son oreille qu'il en eut mal.
Quelle joie de savoir que quelqu'un pensait à lui! Et en cet instant, Guy se disait que même si ce n'était qu'un faux numéro, il passerait une bonne nuit. Car il y avait tellement longtemps que personne ne lui parlait. Guy était seul, oui.
C'était une voix d'homme, un des caïds de la cité qui l'invitait à une soirée 'entre potes' le landemain soir.
Sa voix, bien que son vocabulaire ne fut très restrain, était d'une beauté... qui laissa tout d'abord Guy muet. Puis il accepta volontiers l'invitation. Tant il était content, Guy ne prit même pas la peine de se demander pourquoi? Pour quelle raison ce geste si peu attendu? Qu'avait-il fait de plus pour être désormais toléré?
Il ne se posa aucune question. Il s'endormit, quelques minutes plus tard, ses larmes collées sur ses joues lisses, séchant sur son beau visage. Son esprit était serain. Pour si peu. Et il dormit. Il dormit réellement, car depuis sa venue dans cette ville, Guy était insomniaque....
Quand il se réveilla, Guy se regarda dans le miroir, et se sourit. Il était conscient de sa beauté, et avait pris, cette nuit entre deux temps de sommeil profond, la décision de plaire. Mais il était conscient aussi, désormais, de sa différence.
Il passa cette journée seule, encore. Mais cette fois ce fût avec beaucoup plus d'entrain qu'il parla à sa solitude.
Puis le soir arriva, il entra chez son voisin de deux tours, Marcus, et passa une soirée merveilleuse, à discuter autour de bières et de fumeries, avec lui et deux ou trois autres gaillards. Guy s'était fait des amis. Il dormit, cette nuit là aussi.


Et puis, les jours qui s'ensuivèrent, le téléphone sonna encore. C'était toujours Marcus, le grand et beau caïd à la voix d'ange..., le seul et unique ami de Guy à Gent entière. Plus le temps passait, plus les deux hommes se confiaient l'un à l'autre, ils se racontaient mutuellement leur vie, leurs soucis, leurs envies... . Ils décidèrent alors de se voir plus souvent, le courant passant vraisemblablement, indéniablement bien entre-eux. Chacun se retrouvait l'un dans l'autre. Quelle amitié! et en si peu de temps. Oui, ils se verraient désormais plus souvent, entre bons amis qu'ils étaient si vite devenus.
Avec les m
ois qui passait en la compagnie de Marcus, Guy oubliait ce qu'il avait d'abord ressentit dans la ville, dans la Cité des Champs. Par conséquent, il en oublia même Aubagne, sa ville à lui, sa vraie ville, sa vraie vie.
Un après-midi ensole
illé du mois de juillet, lors d'une promenade dans un parc isolé à l'allure aléatoire, tout en marchant et fumant, Marcus et Guy se parlèrent honnêtement. Bien qu'ils ne le savèrent - l'un l'autre- depuis le début, ils se dévoilèrent- l'un l'autre- et non sans quelconque complexe, leur homosexualité.
Autre déc
ision existancielle s'imposant, ils prirent instinctivement l'initiative de 'se voir réellement', mais tout en gardant le secret au-près des autres magouilleurs de la cité. C'est que Marcus avait sa fierté, et qu'il était quelque peu respecté. Or, les hommes virils de guetto ne tolèrent rien de différent; ne comptons pas sur un minimum d'humanité à l'encontre d'un 'gay', comme ils disent. Et Marcus connaissait bien l'esprit restraint qui leur était propre, il en faisait lui-même- faux- usage quotidiennement.
Outre la pris
e de gardes de son compagnon, Guy, quant à lui, était heureux. Il avait trouvé. Trouvé ce quelque chose, qu'il lui fallait. Son bonheur était satisfait. Il n'en demanderait pas plus ample. Guy ne regrettait donc rien.
Et, lorsque chaque so
ir, dans le parc devenu féerique, il était debout, dans les bras musclés de Marcus, son sourire était plus que de la partie. Et il était beau, oui, Guy était beau. La sensation qu'il éprouvait tandis que son amant le couvrait de baisers comme un émir couvrerait sa princesse d'or et de diamants, était exceptionnelle: Guy n'avait encore jamais ressentit chose pareille. Toute autre que le certain dégoût qu'il éprouvait autrefois, s'imaginant une situation similaire avec une femme.
Guy était heureux, e
t cela se voyait; et puis, il en était sûr, aussi, qu'il avait réussi. Il n'était pas peu fier de lui, le sensible Guy.
Mais, après des mois et des mois d'affection, à chaque coucher de soleil, au creux des fourrés verdoyants du fameux parc, Marcus en voulu plus. D'habitude amplement plus rapide, il désirait plus que tout passer à l'Acte. Cet Acte que Guy s'était toujours refusé, avec les filles du cabaret. Marcus hésita longuement avant d'en parler à Guy, celui-ci étant finalement si fragile..., mais il s'y résigna tout de même, son envie grandissante l'y poussant fortement. Guy resta tout d'abord coi et septique à l'annonce de cette grande nouvelle, il n'y avait pas encore pensé, et lui jusqu'à maintenant, se complaisait dans sa gravitude et se contentait de maints calins et baisers de l'être cher. Il fit part à Marcus de son appréhension, de celle qu'il avait longtemps eu à ce sujet, et lui confia même sa virginité. Le désir du caïd n'en fût que plus ardent. Depuis le début, lui, s'était imaginé ce moment, et il avit connu en ces mois plus d'un fantasme l'où le thème principal était le corps du beau Guy. Puis il lui laissa le temps de réfléchir, à sa demande. C'est qu'il se posait beaucoup de questions, en avait-il vraiment envie? Et puis, finalement, ne serait-ce pas réellement contre-nature et châtiable? Mais, par dessus-tout et il fallait bien s'en rendre à l'évidence, Guy avait peur... En fait, il tout cela le mitigeait, qu'avait-il à y perdre? Marcus l'attirait encore plus qu'il ne pouvait le penser, et il l'aimait, de ça, il en était certain. Oh, et merde, aussi, il n'atait pas plus croyant que Don Juan, bien qu'il ne fût son paradoxe total. Pourquoi donc se mettrait-il soudainement à craindre un quelconque châtiment de l'au-delà? Il n'avai- on le sait- pas non plus fait voeux de chasteté. Aussi, il ne voulait pas prendre le risque de perdre celui qu'il aimait. Le seul qu'il avait jamais pu aimer, et qui l'avait jamais aimé... Donc, après quelques semaines de réflexion intense et devant l'insistance de Marcus qui ne cachait plus son envie, Guy accepta.




FIN de la deuxième partie.

# Posté le mardi 27 mars 2007 12:35

Modifié le samedi 02 juin 2007 08:51

Histoire de vivre.

Histoire de vivre.
Ce matin, je suis sortie de chez moi, comme tous les matins, en direction du lycée.

Avec
en tête juste l'idée de ne pas rater mon bus. Je me depêchai donc afin d'arriver en cours en temps et en heure. J'arivai à l'arrêt, je regardai dans combien de minutes il passerait-bien que chaque matin l'écran ne me renvoit le même nombre, c'est fou ce que je peux être précise- et, je me mis à réfléchir soudainement... j'irai rejoindre mon amie, qui m'attendrais, assise sur un de ces sièges où beaucoup de personnes allant elles aussi à un endroit précis, s'étaient assises avant elle. J'arriverais, ma musique dans les oreilles, avec un sourire d'habitude et un ' salut' matinal. S'ensuivront les ' tu vas bien' et allons même jusqu'aux ' t'as passé une bonne nuit'. Je m'assierai ensuite à ses côtés, et durant tout le trajet, nous n'échangerions que quelques fins mots, pliées toutes-deux sous une immonde fatigue, dûe certainement à ce manque de sommeil, si fréquent désormais chez les 'français'... Ou alors je resterais debout, me tenant seuleument à une de ces barres métalliques, devenues graisseuses à force d'être prises par tant de mains, peut-être d'une propreté douteuse. Si le destin allait être avec moi, je n'aurais pas à être happée par une de ces odeurs cruelles qui se propagent vites dans les bus. Car les bus sentent mauvais. Ils sentent l'Homme, ils sentent la vie. Nous arriverions donc au lycée,après ce trajet, que je ne pourrais ni qualifier d'agréable, ni de quelconque autre adjectif... hum ormis celui de 'chiant', quelques fois. Puis, nous 'squaterions' un moment devant l'édifice, comme chaque matin. Et, après, nous y entrerions pour regagner, ainsi que tous ces autres jeunes, notre classe, où nous aurions de la physique. Non pas que je n'aime pas cette matière, mais en fait, je n'hésiterais en aucun cas de refuser d'aller à n'importe quel cours à huit heures... Et puis le prof parlerait, parlerait, de moles, de formules, que je commençai même à aimer...


[ Je m'interromps pour dire que je suis outrée, oui monsieur, par ce que je peux apercevoir du temps qu'il fait par ma fetre. Je déteste la pluie, c'est un fait. Même si je sais qu'il y a des endroits sur cette planète où les personnes qui y vivent rêvent d'elle. Je trouve outrageant le fait que pas plus tard qu'hier, il faisait si chaud que c'est en tee-shirt (avec une tête de mort dessinée dessus, précision) que je suis sortie dehors. Mais que puis-je faire sinon de me poser de nombreuses questions sur cette totale dépression atmosphérique? J'aime à remettre ce chamboulement de la météo sur le bon dos d'une fin du monde approchante. Tiens, voilà qu'il grêle, en ce moment je plainds mon petit fre, qui est allé au collège en veste seuleument... bref, où en étais-je?]


Dire que tout cela m'est passé par l'esprit lorsque je regardais ce fichu écran...
Il affichait '1
1 minutes'. Il n'y avait personne d'autre que moi à l'arrêt ce matin. Après avoir pensé tout cela, un sentiment de lassitude me vint... Comme si ce matin, je ne voulais pas laisser place à la routine. Comme si ce matin, je voulais faire autre chose que ce que je faisait si bien tous les autres matins depuis le début de l'année, et que je continuerais à faire encore jusqu'à la fin de l'année. Tiens, voilà que je parle de la fin de l'année. Merde chaque fin d'année me desespère. Cette année fût belle de toute façon, non cette année est belle.
Et
c'est peut-être pour cela que j'aprehende tant sa fin... Mais bon, je continue la narration de ma matinée, qui vous interresse tellement. Donc, j'avais décidé de rompre ce cycle infernal, pour une matinée, et de ne pas laisser libre cours à l'habitude. L'idée de marcher jusqu'au lycée m'est bien passée par la tête, je marchai alors. Mais qu'un arrêt, la vue d'en face du prochain étant assez belle. Je regardais ce qu'affichais maintenant ce putain d'écran: '11 minutes'. Triste réalité, le monde est fait d' ironie du sort. En cet instant, je me suis alors demandé pourquoi toutes les personnes qui ont la flême d'attendre un bus qui arrive dans trop longtemps, marchait un arrêt en avant. J'y réfléchis quelques secondes, et remarque vite que cela était dénudé de toute logique: le bus arriverait dans plus de temps, puisque l'arrêt est après celui que l'on venait de quitter... Il vaudrait parfaitement mieux de marcher un arrêt en arrière, allant à sa rencontre... Puis je me rendis compte que moi-même, et ce n'était pas la première fois, venait de faire cette chose illogique, simplement car j'avais vu auparavent tant de gens le faire... Peut-être avaient-ils alors en tête l'idée de se rapprocher plus de leur destination? Quoi qu'il en était, avec les pixies qui chantaient si bien ' where is my mind?' dans les oreilles, j'essayai de ne pas me mettre à rechercher moi aussi mon esprit en focalisant mon regard sur ce coin de végétation que j'avais en face de moi.



Puis, sans même que je m'en aperçoive le bus, si attendu, arriva. Le chauffeur était un frère musulman, qui portait fièrement sa barbe noire et qui me dit bonjour d'un signe de tête. Il portait un pulle rouge, celui que portent tous les chauffeurs de bus, 'transpole' étant écrit comme une marque honorable sur sa poitrine. Il était un chauffeur, parmis tant d'autres. Mais chacun d'entre-nous n'est qu'un pion, sur un jeu de dames, parmis tant d'autres pions. Le jeu de dames étant la terre, plusieurs de ces pions s'en vont du jeu, à un moment donné, lorsqu'il se fait 'manger' par la vie. D'autre arrivent, quand même, sinon le jeu s'arrêterait bien vite. Bref, trêve de métaphores. Je m'installai, plutôt restai plantée dans le véhicule, allant tout droit vers baudelaire. Mon amie n'était pas là. J'avais sans doute raté le premier bus...
Mais, à
son arrivée, il n'y avait que quelques personnes devant le lycée. Et elles n'étaient pas des personnes que je connaissait assez pour ne pas être seule avant l'arrivée de mes amies.
Avec cett
e fois, 'karma police' de Radio head dans les oreilles, je décidai d'aller faire un petit tour à la presse du parc, ne suportant plus de jouer au pot de fleur devant ces filles qui gloussaient bêtement. Je rentrai et me dirigeai vers les livres, en feuilletai quelques-uns et en lisai la quatrième de couverture de quelques autres, que je ne trouvaient pas mal.
Ma
is bon, je n'allais tout de même pas m'assoeir dans cette librairie et me mettre à les lire.
Je jetai do
nc un bref coup d'oeil sur les rock mag' et autres, puis en sortit. Mince, toujours pas grand monde devant le lycée. Quelle heure pouvait-il bien être? Je n'en savais rien, et je m'en foutais, pour ainsi dire.



Sortie un peu bredouille de la presse du parc, je décidai donc d'aller directement au parc. Tiens system of a down m'accompagnais avec 'aerials', pas mal, vraiment comme chanson.
Les
petites filles me jetèrent un bref coup d'oeil, je riais à l'intérieur, un rire amusé, eh bien quoi? Qui avait-il de mal à aimer rester solitaire quelques fois? Je marchais dans le parc Barbieux, le soleil était là. [ et il nous a même presque rejoint au moment où j'écris, ce petit con, qui se laisse si facilemant dominer par de pauvres nuages de merde, j'aime le soleil, même s'il y a des pays en afrique qui me l'échangerais bien contre un peu de ma pluie. ] Je croisais quelques personnes, qui couraient généralement-j'aime courir moi aussi, seule avec ma musique- et puis merde, la traversée fût alors très difficile. J'avais atteint, sans m'en rendre compte, l'herbe du parc encore mouillée. Et elle avait souillée de boue mon jean presque neuf et mes chaussures en daim que j'aimaient tant. Je me mis à l'insulter sans prendre garde à ce qu'elle pourrait penser, cette herbe qui nous faisait si bien respirer.
Puis,
tandis que je m'installais sur un banc jadis d'un vert éclatant, à la peinture désormais terne et écaillée, et que je tentais avec un mouchoir de nettoyer le désastre de l'herbe boueuse sur mon pantalon, passa un homme.

Sa dém
arche était assez bizarre, et son air encore plus. N'importe quelle fille seule le matin assise sur un banc dans un parc vide en train de nettoyer ses chaussures en écoutant de la musique aurait très bien pu avoir peur d'être attaqué, agréssée...etc... par un homme seul lui aussi, marchant d'une allure peu commune au parc barbieux à une heure aussi matinale.... Mais pour être honnête je m'en foutais complètement. Et aucun sentiment autre que la haine de l'herbe et de sa boue ne vint en moi.
L'hom
me passa. Je ne savais toujours pas l'heure qu'il était, et pris un livre de Maupassant dans mon sac, que je me mis à lire. Une vieille dame qui passait devant moi me fit lever la tête de ma lecture, elle me fit un gentil sourire auquel je répondi gentillement. Elle aussi avait une démarche tordue. Mais c'était sous le coup de la vieillesse.



Plongée dans l'oeuvre de Guy ( de Maupassant), je ne me rendais pas compte du temps passant. Et je du lire assez longtemps d'ailleurs, car quand je me décidai enfin à aller au lycée pour mon cours de neufs heures [ ayant tout d'abord manqué, volontairement,-l'horrible- heure de portugais ], ce fut un désert que j'aperçu tout d'abord. Il ne restait plus personne, plus aucune de ces filles, même pas un de ces fumeurs dont la cigarette m'appelaient sans égards... Bref, j'étais seule, oui, seule, et je me mis soudain à haïr ce bouquin que j'avais encore entre les mains. Mais certainement pas autant que je ne haïs en cette minute, en ce dixième de minute même, cette surveillante à la con, qui me ferma la porte au nez... Il était neufs heures et une minute précises.

Je ne m'ap
itoyai pas pour autant sur mon sort, et, si je n'étais pas consciente d'avoir-une fois de plus- manquer le portugais, j'en aurait même été contente.
Mais bo
n, quoi qu'il en fut, je me devais donc d'attendre.
Et j'attendis. Une heure entière. J'aurais pu, certes, me casser de cette entrée d'un air révolté et révoltant... mais voulant tout de même une légère punition pour ce manque de pertinance, je m'en abstins. Je m'assis donc, seule, encore, sur un petit muret en pierres grises et jaunes pales, en écoutant, toujours de la musique. Il y avait d'autres personnes aussi, isolées dans leur solitude. Chacun avait l'air équeuré, de ne pas être en cours en cet instant. Moi, finalement, je ne regrettais rien.
Et
puis, sans le vouloir, je me mis à penser, tout en regardant ce jardinier, tellement occupé par ses plantes, que sûrement quelconque élève allait bientôt piétiner.
Il sembla
it lui convenir d'être là, esclave de la petite nature en boîtes, et esclave-même- des dirigeants du lycée, qui voulait leur établissement beau. Il lui arrivait de compter, il calculait le bon monsieur, comme quoi les mathématiques servent, même en jardinage...
C'est que je co
mmençais à m'ennuyer, tout à coup.



Soudainement, instintivement, je dirais, comme si cet oiseau m'en avait fait signe, je levai la tête au ciel. Je me rendis tout de suite compte que de regarder cet immense immensité, vidait totalement l'esprit. Mais je n'allais pas rester les yeux au ciel, l'air d'y chercher une quelconque étoile inexistancielle, histoire d'en calculer sa masse atmosphérique, et d'en connaître même sa composition chimique.
Cet
oiseau m'avait guidé, sans le vouloir. J'avais découvert, un autre moyen de ne plus rien avoir en tête. Puis je me dis que c'était con, en fait. POurquoi les hommes cherchaient-ils à ne plus penser? J'ai vu, une fois, une émission sur ces chinois bouddhistes, qui utilisaient le moyen d'une fontaine glacée pour y procéder... Bref, ne voulant plus penser à comment ne plus penser, je me concentrai sur ma musique. Muse, pas mal. Gorillaz, classique. NIrvana, ne peut faire de mal. Puis la porte s'ouvrit enfin, je le vis, lui, dès mon entrée. Il était beau. Puis je me mis à roder un peu partout à la recherche de quelque ami, allai dire bonjour à deux bons gars, discutai quelque temps avec eux, puis retrouvai les filles, qui m'acceuillirent avec un grand sourire... d'habitude . Bon, je suis à cour d'imagination, et vais donc clore mon article ainsi.



POur ce qui est du cours de physique, je l'ai vite rattrapé. Mais, écrivant cela plusieurs jours plus tard, et ayant eu une interro ce matin là-dessus, je peux dire que j'ai vraiment foiré...
POur cause cette subite envie de changement matinal, ou juste cette agacante flême d'apprendre? Je dirais que d'avoir été présente en cours ce matin-là n'y aurait rien changé.
Car
finalement, ce n'est pas moi en tant qu'être possédant une âme que l'on peut apercevoir en me regardant en classe. C'est juste un corps. Oui, un corps dénué de toute conscience et dont l'esprit est ailleurs, à tout autre endroit en tout cas, qu'en cours, croyez-moi.
Merci
Mr professeur de mathématiques de m'en avoir fait la remarque. C'est un peu vrai quoi, depuis le début de l'année je n'écoute pas UN mot de tout ce que peuvent essayer de nous apprendre tous ces profs. Et le fait de voir qu'ils acceptent cela commence, après m'avoir beaucoup plu, à me révolter! C'est de l'exploitation de sueur humaine que je fais là! Oh, professeurs, réveillez-vous! Je ne vous écoute pas! Jamais même! J'écoute de la musique en cours, je lis des bouquins, je dessine un peu partout, je parle, je dors même!! Je m'en nonce moi-même! Merde, des petites natures ces messieurs-dames. Ils tolèrent mon comportement qui doit même leur paraître angélique, vu mes notes. Ah la la. Quelle injustice.



Je précise que le paragraphe précédent était ironique. Peut-êtrealiste dans le fond. Quoi -que mes notes en ce moment sont en chute libre. Quelle catastrophe je dirais. Mais bon, que pourrait-on faire contre un cerveau qui refuse de travailler? Du gachi? Peu importe.
La
vie est inniablement belle. Et mon prochain article portera particulièrement sur cette phrase...




Anissa, histoire de vivre en vivant. [ Photo non justifiée ni justifiable lol]

# Posté le jeudi 29 mars 2007 10:55

Modifié le vendredi 01 juin 2007 14:47

De simplicité à simplicité.

De simplicité à simplicité.
Bon, d'accord. La vie mérite d'être vécue, le bonheur ne se trouve en aucun cas dans une autre personne quelconque qui vous aime [ ce n'est qu'une douce illusion ], mais en vous et rien qu'en vous messieurs-dames. Soyons simples d'esprit, rien n'est grave.

J'ai commencé, non essayé samedi matin. Je ne dirais pas de quoi je parle. J'ai recommencé aujourd'hui. J'ai aimé ce vandalisme, cette barbarerie, cet acte intolérable et sans impiété.
Bon en fait, je viens de recommencer, en cet instant même... Je n'aurais pas duuuu.

Bref, ce n'est pas tout. Je n'aime pas tout. Je ne recommencerai plus. Fin, merde en fait. La vie est belle. Rien n'est grave. Soyons simple, aussi simples qu'un simple sourire.
C'est vrai qu'un sourire d'une personne particulière pour une autre personne suffirait à rendre heureux pour la journée cette autre personne. J'avais dit que cela allait être simple, ne vous étonnez donc pas devant ma simplicite simplicité. OUaw, c'est fou ce que je peux avoir peut tout à coup... ok, je n'aurais pas du. Merde. Suis-je donc si simple d'esprit?!

Aujourd'hui, rien de spécial je dirais. Car ceci n'est pas digne d'être qualifié de spécial.
Bon, faut avouer qu'en matière d'article totalement ininterressant pour vous, celui-là est assez bien placé.
C'est qu'entre ce fichu msn [ car non, 'il' n'est pas connecté ], avec ces gens qui attendent des réponses immédiates de ma part, et ma frayeur instante... je ne vois pas vraiment quoi écrire. Et puis, en ce moment présent, je suis totalement dénué de ma capacité habituelle de penser. Je veux vraiment rester simple, simple dans tous les sens du terme. Je décide de faire une pause de pensée. Sachez bien que celles-ci ne se trouvent pas dans ce blog lol.

J'ai vraiment peur à vrai dire... | Sûrement pour rien. En fait, nous sommes le lendemain. Et, oui! Je suis encore vivante=).
Journée pas terrible, monotone, assez grise. Rien d'extraordinaire, banal, routinié (?). Bien sûr, certains ont sans doute passé une journée merveilleuse, avec un quelconque amour, avec un quelconque changement peut-ètre. Je n'en sais rien. Et je m'en fous. Car ma journée 'ennuyante' ne me fera tout de même pas regretter de m'être réveillée ce matin. Et puis, les gens constamment heureux, quotidiennement 'heureux' [excusez l'utilisation de ces ''], eh bien pour ces gens là, ce bonheur ne deviendra que routinier... Tandis que pour ceux qui...
Je m'interromps. La vie est une chienne des bois. A plus.

# Posté le lundi 02 avril 2007 14:09

Modifié le jeudi 21 juin 2007 09:57