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De guerre lasse ( suite du précédent )

De guerre lasse ( suite du précédent )
Si l'on devait représenter l'état de mon mental, ce serait par une grande sinuzoïdale. Les pointes seraient la grande forme, et chaque trait oblique, les baisses de moral. Logique. Et comme tout le monde en plus. Mais parfois, j'aimerai avoir une constante pour toute réprésentation émotionnelle. Parfois, mais ce parfois est " lors de mes moments de bêtise". L'apoplexie n'est pas réjouissante. Maintenant, là, à l'instant présent, je suis tanquille, du genre planant, et tellement tranquille, dans tous les domaines. Je crois par contre que je vais dorénavant me montrer plus comme avant.

Le texte ne date pas de ce maintenant. C'était un soir, je ne sais plus lequel. Mais chaque fois, ce n'est pas tout à fait moi qui témoigne. J'essaye que tout parle à tous. Et l'enjolivement est donc nécessaire. Le minimum de fiction arrive donc par mégarde. Bref, c'est tout de même tiré de mon propre émotionnel, bien sûr. Je ne vis pas la vie de tous
.





"En indifrence de cause, je ne fais rien. Je laisse faire, je laisse agir. A ma place. Oui, c'est reparti pour la me mascarade, vraisemblablement. Etant bien trop lasse? Non, bien trop indifférente pour accepter l'existence d'un libre-arbitre, je laisse entièrement le destin manier ma vie. C'est surprenant comme j'obtempère vite aux solutions de facilité. Quand je me sens entreprenante, le destin me saoule tellement, il m'enlève toute ma créativité, car tout est déjà prévu, donc déjà presque fait. Alors je n'y crois pas, et j'aime mon libre-arbitre. Mais lorsque je n'ai pas la force de prendre les choses en main, je remet tout et me repose sur le destin. Et le libre-arbitre est recalé, pour un temps. Cercle-vissieux. ZUt. Il va de soi que les deux ne peuvent pas- pour moi- être en accord, donc ne peuvent pas exister en même temps.

De toute façon, je n'ai rien à choisir, aucune décision envisageable, pas de transition vitale à l'horizon. J'aurais peut-être qualifié cela, en d'autres situations, de "tranquillité". C'est un " manque" dans celle actuelle. Je ne suis même pas triste, je n'ai besoin de rien d'existentiel, tout va pour le mieux. Dans le monde du contentement. Pas dans celui de la comparaison. Il y a deux types de comparaison à l'Autre: la comparaison d'infériorité, celle de supériorité. Je suis parfaitement bien dans un monde parfait par rapport à la première. Il y a mieux sur Terre en fonction de la 2ème.

Ce qui ne va pas pour que je pense qu'on puisse trouver meilleure condition? A vrai dire, je ne sais pas. Vraiment, cette fois, je ne sais pas. D'habitude, je trouve toujours les mots pour décrire l'inconvénient, même le plus minime. Pour cette passe-là, ils ne veulent pas venir. Bon, j'en ai quand même une brève idée, mais comme c'est toujours la même, je devrais m'y être habituée, alors je n'y crois plus. Peut-être bien qu'en fait, il n'y a rien qui frôle le gris, et que tout va très bien.

Mais en y réfléchissant à deux fois, il serait possible que le fait de ne pas trouver les mots- fait-même qui laisse un espace de vacuité dans mon esprit- est le résultat d'un sentiment d'espace vide, justement. Espace bien trop expansif, certainement, pour être résolvé à Rien. Je crois en fait que tout le monde éprouve le besoin de remplir ce lieu. En se battant, en général. Une lutte effrénée contre Rien, une lutte qui, si par ironie menait - et maintenait- à rien, serait fatale. Et, en conséquent, je crois que ce doit être ça, qui fabrique mon vide à moi, évidemment: Mon Refus de Combat.

Je ne me bats pas, je ne lutte point, je n'en éprouve pas l'envie, sûrement de peur de perdre la bataille. Ce ne signifie pas que je ne désire pas, moi aussi et comme tous, d'obtenir son objectif ( de la lutte en question ). Ce ne serait pas Humain, voyons. Et, théoriquement, je suis Humaine. Je veux donc, mais je ne fais rien pour avoir, je ne fais rien pour avoir, mais je me plainds de ne pas avoir. Je dois faire partie des lâches? Ou des courageux-stoïques. Ou des bons comédiens.

Le pire, c'est que lorsque j'ai le cadeau de n'être pas forcée de me battre, je le refuse. Mais là, ce n'est pas de ma faute, c'est que l'offre ne m'est pas adaptée. De guerre lasse, alors, je ne fais rien.
Que la machine agisse, et qui sait, peut-être qu'un des présents sera le bon, un jour ou l'autre?

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Ah mais non! NON, non et NON! Je ne peux pas finir de cette façon, non, c'est bien trop défaitiste, austère, déprimant, morbide, c'est moche, même si ça peut paraître vaillant. Berk, Bark, Bork.

Car il y a le Temps.

Bien sûr, que si l'Engin agissait, qu'il fesait erreur et que son don me conviendrait, je serai heureuse gagnante. Ainsi j'aurais obtenu sans acharnement, ce dont tout le monde a besoin et envie. Ouais, à la différence d'eux, je l'aurais obtenu dans aucun ménagement. Mais le problème est frappant: ce ne sont que des hypotses, des "si", du conditionnel. Et je laisserais s'accomplir, oui, j'abandonnerais mon devoir de catcheuse, par pure envie de tranquillité, mais seuleument s'il n'y avait pas le Temps. Car attendre, ne rien faire, oké. Mais jusqu'à quand? Parce qu'il y a la vieillesse, après; puis l'obligatoire et emmerdant regret. Puis la mort. Et d'attendre sans rien faire, et de ne rien avoir eu au final, c'est pas du beau ça. Pas du tout. C'est écoeurant. Alors attendre et ne rien faire? Cela ne marche plus, c'est sûr.

Je précise encore qu'étant humaine, en paradoxe au refus de la lutte pour avoir, je refuse tout autant- voire plus en y réfléchissant de plus en plus- de ne pas obtenir. Et comme je ne sais bien que je ne ferai jamais l'objet du Miracle dans ce domaine, que je ne suis pas et donc ne serai pas l'Exception: Que faire?
Lutter encore et encore, et avec ça entretenir son propre climat de tourments guerriers, mais le pire de tout, en sachant que la fin peut être, est souvent même, une finalité fatidique, alors espérer que la chose soit bonne ou Ne rien faire et attendre des siècles peut-être le déclenchement de la Machine-Electro-Genératrice-de-Destin par la main de son inventeur?
Aucun des deux, cela va aussi de soi. Mais essayons une autre tournure, une autre conception des mêmes deux-seules propositions:

"Lutter er ainsi, mettre tous les éléments en sa faveur pour la réussite,
et même vain, ne pas l'être car lutter (agir), c'est au moins d'essayer. } ELEMENT ACTIF
Et d'essayer, c'est une chose de gagner."
ou
"Laisser agir, goûter aux plaisirs autres et s'épargner de la lourde
tâche qu'est celle de se battre: Corvée mentale, celle qui tiraille. } ELEMENT PASSIF
Et vivre au bon grè du vent, en oublier jusqu'au Temps."

Mais, dans ce cas, pour le 1er: Risque de défaite, et donc de cesser la lutte car l'Humain n'est pas fait pour le renouvellement, donc pas apte à endurer cette défaite à plein temps ( une autre, puis une autre..etc --> recommencement) --> ELEMENT ACTIF DEVIENT DONC ELEMENT PASSIF.

Pour le 2ème: "Oublier le Temps" s'avère être impossible. D'un point de vision Humaine également, si l'enclenchement n'a pas lieu, à force de temps et d'attente existente bien que cachée, L'ELEMENT PASSIF DEVIENDRA TRES VITE ACTIF, si prise de conscience ( à temps) de peu de temps restant.

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La question se repose donc d'elle-me: Que faire?

Je n'ai pas de réponse, je n'en ai pas encore trouvée, et je doute au niveau où je me situe, que cette réponse existe. Alors, et c'est un cri du coeur, un appel assoifé de savoir et d'aprentissage: Si l'un d'entre-vous connaît la résolution, je le prie de me contacter, car moi, zut alors, je ne sais pas.

( Que faire pour l'obtenir? Comment bien agir, ou ne pas agir pour se l'accaparer sans mal? Le choix de la lutte ou de la diplomatie doit-il même se faire? Mes questions sont-elles dénuées de sens? La chose est-elle en fait simple et anodine? Suis-je chiante de penser ainsi? N'y-a-t-il que moi qui ne trouve pas?... N'y-a-t-il que moi qui se pose la question?... Il est certain que les favoris de l'Engin n'ont pas à se la poser. Mais je suis convaincue que la Machine n'est pas continuelle, juste partielle. Alors... faudrait faire attention, non? )

Bon, allez, dîtes-moi si je me trompe: Ce qu'il faut faire, c'est se droguer, fumer, faire l'amour, boire, s'amuser, et, surtout, il faut rire et ne pas penser. Ouais, bon, il est clair si " L'Inventeur de L'Engin est Dieu, vaudrait mieux effacer tout ça. Je suis si désolée, mais c'est pour le fun ( pas de risque voyons ).

Bref, je compte sur vous. Attendez, je pète un dernière fois mon cable, toujours pour le fun:

MAIS BORDEL DE MERDE : QUE FAIRE POUR L'OBTENIR? COMMENT? PAR QUEL MOYEN?
Mais..... mais... mais... mais... mais... mais.... mais.... pour obtenir QUOI ?

Crotte. Encore un autre truc qui tourne pas rond: en fait, je dois choisir. Le début était idéaliste, je m'en rends compte maintenant.
EFFROII


Oh... et puis, une remarque aussi: n'allez pas croire que ce texte est digne d'une suicidaire et qu'il témoigne de la plus grande fatalité. Au contraire, d'écrire Noir me rend GAI. Quoi, j'suis très heureuse de vivre et d'être perpléxe des fois ( bon, avec grande modération bien sûr^^ ).

Anissa


# Posté le mardi 17 juillet 2007 07:40

Modifié le lundi 23 juillet 2007 06:49

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